«ECRIRE, C’EST CREER DU LIEN»


Publié le par THEVENOT Frédéric (dernière modification le 26 avril 2018)
Categories : Archives

… Ce sont les mots de Jeannine Valignat venue rencontrer les classes de 1 COIF et 1 ESTH en ce vendredi 24 novembre dans le cadre des Ateliers Littéraires de Léon et de la semaine de la Diversité organisée par le Centre de la Francophonie. Celle-ci était accompagnée du jeune Lauric accusé de sorcellerie dans son pays, le Congo. Notre deuxième invité, El Hassane Aït Moh a partagé lui aussi cette dimension humaine de l’écriture. Suite à cette rencontre, les 2 classes écriront 2 articles pour un journal académique parrainé par le Centre de la Francophonie et le CLEMI.

Engagée, combative, Jeannine Valignat l’est ! Une incroyable conteuse, aussi. A travers l’écriture de Shégués, les enfants du silence, celle-ci a partagé son combat pour les migrants et les plus fragiles. Par ces témoignages et son récit, les élèves ont pu découvrir des croyances populaires d’un autre temps : aujourd’hui encore des milliers d’enfants sont accusés d’être des sorciers, ceux-ci sont abandonnés, maltraités ou tout bonnement tués. Lauric était un des leurs ; il a pu évoquer avec pudeur un peu de son histoire.

El Hassane Aït Moh, quant à lui, a présenté son roman  Le thé n’a plus la même saveur, dans lequel il retrace les difficultés d’intégration d’un jeune marocain venu, en France, travailler. Le froid, la solitude, le choc des cultures y sont dépeints avec justesse et sensibilité. La difficulté d’être soi-même y compris lors du retour dans son pays natal renvoie à des questions identitaires encore contemporaines. Que penser de l’affirmation de la maman du personnage principal quand elle affirme « plutôt les piqures d’abeilles dans son pays que le miel dans le pays des autres » ?

La rencontre s’est terminée chaleureusement autour d’un goûter et d’une séance photo improvisée avec les classes et les auteurs.

Mmes BOLLERY et PERCEVAL